POURQUOI UN TUYAU ?
La réalisation de l’usine du Koniambo prévoit, comme pour la plupart
des unités industrielles, l’installation d’un tuyau de rejet en mer
afin d’évacuer les effluents provenant de différents éléments de
l’usine.
LES QUATRE SOURCES NÉCESSITANT CE TUYAU SONT :
- Les
circuits de refroidissement de l’unité pyrométallurgique et de la
centrale électrique qui rejettent de l’eau pompée dans la mer (90 %).
- L’unité de dessalement approvisionnant le site en eau douce,
qui rejette un concentrât d’eau de mer (8 %).
- La station d’épuration des eaux industrielles (< 2 %).
- La station d’épuration des eaux domestiques, ces deux derniers
équipements rejetant des eaux recyclées (< 1 %).
COMMENT EST DISPOSÉ CE TUYAU ?
- Les
effluents se déversent à une profondeur de 60 mètres, à l’intersection
des passes du Duroc et du Ronfleur, dans une zone de forts courants qui
assurent une dispersion rapide.
- Cette zone se situe à plus de 5 kilomètres de la tribu de Gatope et 7 kilomètres de celle d’Oundjo.
- D’un
diamètre de 71 centimètres, le tuyau a une longueur totale de 9
kilomètres dont une section terrestre de 2,5 km et une section
sous-marine de 6,5 km.
- La première partie, courant du site industriel jusqu’au sud du quai principal, est réalisée en fibre de verre renforcée.
- La partie sous-marine est réalisée en polyéthylène haute densité, un matériau flexible et non corrosif.
- Les premiers 1 700 mètres de cette section sont enterrés dans une tranchée le long du chenal d’accès au port.
- Le
tuyau plonge ensuite dans le thalweg naturel de la passe du Ronfleur.
Il est posé et maintenu sur le fond par des colliers en béton de 3
tonnes placés tous les 5 mètres.
- Il s’achève par un
diffuseur (60 m) pour assurer la dispersion de l’effluent vers le grand
large grâce aux forts courants sortants enregistrés dans la zone.
LES TRAVAUX DE POSE
- La
pose du premier tronçon immergé du tuyau, dans les fonds de 0 à 5
mètres, s’effectue par sections de 125 mètres, sous la protection de
rideaux anti-limon qui évitent la dispersion des sédiments sur les
massifs coralliens avoisinants.
- Les tronçons suivants
sont immergés à l’aide de navires évoluant à vitesse réduite ne causant
pas de nuisance aux tortues, dugongs et autres espèces observées dans
le secteur.
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Collier en béton : 3 tonnes
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Premier tronçon immergé
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DE QUELLE NATURE SERA L'EFFLUENT ?
- Le
débit moyen du tuyau est de 2 250 m3/heure rejetés à une température
d’approximativement 30 °C, soit 5,5 °C de plus que la température
ambiante des eaux de la passe.
- La salinité de
l’effluent est supérieure approximativement de 35 % à celle de
l’océan.
- Le
tuyau évacue donc principalement vers l’océan, à 90 %, l’eau de mer
réchauffée par son passage dans les tours réfrigérantes, et plus salée
du fait de l’évaporation subie.
- Le concentrât émanant de l’unité de dessalement représente pour sa part 8 % des rejets.
- Le
surplus des eaux traitées, non réutilisé sur le site, provenant des
stations d’épuration (2 %) bénéficie également de cette évacuation
distante au lieu d’être déversé à proximité comme à l’usage.
QUELS SERONT LES EFFETS SUR L'ENVIRONNEMENT DURANT LA POSE ?
- La majeure partie des travaux ayant lieu en mer, les impacts prévus sur l’environnement terrestre sont minimes.
- Le tracé prévu des derniers 4,5 km du tuyau (posé directement sur le fond marin) est conçu
de manière à contourner les systèmes de récif barrière et de platiers
récifaux présents dans le lagon et par conséquent, il est prévu que
tout impact secondaire sur la flore et la faune, lié à la construction
de la canalisation en mer, sera infime.
- Au
cours des travaux d’installation, la vitesse très réduite des
remorqueurs minimisera le risque de collision avec des tortues marines
et/ou des dugongs le long de la voie de remorquage.
- Durant la pose du tuyau, les travaux d’excavation auront un impact maîtrisé afin de minimiser les impacts terrestre et marin.
- Au
même titre que pour le dragage, des contrôles (techniques) par sondes
et visuel de la qualité de l’eau seront établis pendant la mise en
place et le fonctionnement du tuyau.
- Lumière et bruit
: les sources lumineuses des bateaux seront limitées dans la mesure du
possible afin d’atténuer tout impact sur les oiseaux. Le bon entretien
des équipements et des engins permettra de minimiser le bruit.
EFFETS SUR L'ENVIRONNEMENT DURANT LA PRODUCTION
- Des études ont été réalisées pour évaluer les impacts potentiels de l’effluent sur l’environnement.
- Les
impacts environnementaux dus à la salinité et à la température élevée
sont négligeables en raison d’une forte dispersion dans l’eau de mer.
- Il
est prévu qu’une superficie d’environ 0,2 ha entourant le diffuseur
puisse être négativement touchée en raison d’une concentration élevée
de chlore, avec une certaine réduction du niveau de vie marine dans
cette zone (soit environ 50 m de chaque côté du diffuseur).
- Des effets moindres peuvent également se manifester sur une surface de 0,6 ha autour du diffuseur.
- Rien n’indique que les effluents pourraient affecter le récif extérieur ou le récif du Grand Ronfleur.
UN CONTRÔLE PERMANENT
- La
qualité des eaux du tuyau est contrôlée à travers des prélèvements
régulièrement effectués à la sortie des stations d’épuration.
- Le
volume de l’effluent, sa température et son pH sont contrôlés en
permanence et des analyses portant sur 22 paramètres, dont la présence
de plomb, de cuivre, de nickel et la quantité de matière en suspension,
sont réalisées quotidiennement.
- Ces données sont transmises chaque mois au service provincial des installations classées pour l’environnement.
- Le
programme de surveillance mis en place pour mesurer l’impact du projet
sur le milieu marin demeure par ailleurs opérationnel en phase
d’exploitation et sert notamment à vérifier la pertinence des
dispositions prises pour réduire les effets sur l’environnement.
- Enfin,
des mesures de salinité seront effectuées périodiquement le long du
parcours du tuyau pour détecter d’éventuelles fuites.
LE CHANTIER
Les travaux seront réalisés par Géocéan (France) sur une période de 22 semaines et débuteront en avril 2010. Ils comprendront les étapes suivantes :
- réalisation des tranchées,
-
soudage des tronçons,
- installation des colliers de maintien,
- pose des tronçons du tuyau,
- phase de test.

PERMIS ET AUTORISATIONS |
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ZONE DE SÉCURITÉ |
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La construction de la canalisation du tuyau a été autorisée par la province Nord au titre de l’arrêté 180/2005 du 30 décembre 2005.
Aux termes de l’une des dispositions de ce décret, un plan de gestion environnementale (PGE) visant spécifiquement la construction de la canalisation du tuyau sera soumis à la province Nord pour approbation avant le lancement de ces travaux.
Ce document décrit les mesures à prendre en matière d’atténuation et de suivi des impacts potentiels.
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Prudence et vigilance obligatoires dans la zone compte tenu :
- de la forte densité de circulation des bateaux et des sillages de ces derniers,
- de la présence des stations de contrôle et de surveillance,
- des importantes distances dont les bateaux ont besoin pour manœuvrer et s’arrêter.
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PLAN D’URGENCE |
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Un plan d’urgence a été mis en place pour permettre une intervention rapide en cas d’évènements ou d’incidents imprévus.
Ce plan sera intégré au plan d’urgence de la Nouvelle-Calédonie.
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